L'actu du Nîmes Olympique

le 14 avril 2013

Nîmes olympique : la grosse frustration de Zvunka

Après la contre-performance devant Dijon (1-1), le coach des crocos évoque le « gachis » des trois derniers matches : une défaite et deux nuls.

L’entrée d’Ousseynou Cissé et de son mètre 95 a tout changé. Elle a obligé les Nîmois « à réactualiser le marquage », selon l’expression de Victor Zvunka. Prévu à la surveillance de Varrault, le futur buteur, Thibault (1,89 m) a été aiguillé vers le nouvel entrant lors du dernier coup franc fatal. Et Varrault, donc ? « C’est moi qui suis dessus », a avoué, « dégoûté », Benezet.

« La responsabilité est collective, a répondu son entraîneur, hier matin à La Bastide. Même s’il y a des obligations individuelles dans les zones de travail, sur les coups de pied arrêtés, on doit avoir une réaction collective. Les Dijonnais ont quand même mis 35 à 40 secondes avant de tirer leur coup franc et on n’a pas su réagir pour se mettre dans les meilleures dispositions pour ne pas se faire piéger. C’est Fanchone ou Amewou qui devaient être au marquage. En fin de compte, aucun n’y était. Nico (Benezet) était dans le secteur, il a donc pris le joueur mais il ne l’a pas accompagné quand il a démarré. C’est ça, l’erreur. »

Zvunka : « Si tu es concentré, ce but, tu ne le prends pas, tu ne peux pas le prendre »

Victor Zvunka Une erreur que le technicien gardois explique simplement : « C’est une question d’état d’esprit et de concentration, surtout sur un coup de pied arrêté. Si tu es concentré, ce but, tu ne le prends pas, tu ne peux pas le prendre et tu n’as pas le droit de le prendre. Je découvre dans ces moments-là les défauts ou les qualités de certains. Quand tu es un peu fatigué, ce qui fait la différence, c’est le mental. »

Arles-Avignon puis Dijon. Scénarios différents mais résultats identiques. « Tu mènes deux fois et tu fais deux nuls, c’est presque des fautes professionnelles, peste Zvunka. À 1-0, tu dois être encore plus exigeant par rapport à ce que tu vas faire. Si on ne gagne pas, c’est qu’à un moment donné, il te manque quelque chose et que tu ne mérites pas d’être dans les trois, c’est tout. »

Si cela constitue une piste de progression pour la saison prochaine – « Ça passe effectivement par là » – pour le coach croco, aujourd’hui, avant tout, « c’est du gâchis car il y avait toute la place pour y arriver. » Guingamp qui perd, Angers et Caen qui coincent, Zvunka n’est pas surpris. « Je le dis depuis des semaines que ça va se passer comme ça, qu’il y aura des surprises. Je le connais, ce championnat, tous les week-ends, c’est difficile, très, très difficile. »

Trois matches sans victoire

Les faux pas des autres prétendants, les Crocos n’ont pas su en profiter, piétinant et fautant pareillement (6 points pris lors des six dernières sorties), même s’ils ont grignoté une unité vendredi. Voilà trois matches qu’ils n’ont pas gagné (1 défaite, 2 nuls). Trois matches de rang, aussi, qu’ils n’arrivent pas à s’imposer aux Costières. « Il y a deux mois, on marchait sur l’eau, on marquait des buts en frappant de n’importe où, on avait la réussite, ce n’est plus le cas », analyse Benezet qui plaide l’usure physique : « Plus ça avance et moins j’ai les “cannes”. J’ai du mal à finir les matches et c’est un peu le cas de tout le monde, on est tous sur les rotules. »

Les espoirs d’accession envolés – Zvunka : « C’est maintenant très compliqué » -, pas question de terminer en roue libre : « On va jouer chacun des six matches qu’il reste pour gagner », assure Benezet. Son coach, lui, prévient : « Si on peut finir 5e, on le fera. J’ai besoin de joueurs qui donneront le maximum pour finir à la meilleure place possible. »


source : www.midilibre.fr
crédits photos : www.midilibre.fr


Mots clés : , , , ,