L'actu du Nîmes Olympique

le 22 décembre 2013

Football / Nîmes : pour les Crocos, ça sent le sapin

Dix-neuvième et plus que jamais relégable après sa neuvième défaite en dix-huit journées, samedi contre Angers aux Costières (0-2), Nîmes Olympique, en quête à la fois d’un nouvel entraîneur et d’un repreneur, traverse une crise profonde.

Ce n’est pas vendredi aux Costières que les Nîmois ont sabordé leur première partie de championnat. Contre Angers, solide prétendant à la montée, ce ne fut pas leur plus mauvaise prestation, loin de là. Mais les résultats des adversaires directs pour le maintien (victoires d’Istres, de Châteauroux et de Niort, nul de Brest à Caen) ont aggravé la situation : ils sont désormais avant-derniers, à 4 points du premier non-relégable, Châteauroux.

Des défaites contre le CA Bastia ou a Istres qui font mal

Quand on perd à domicile contre un CA Bastia, que tout le monde bat, quand on en prend quatre à Istres, alors 19e, quand on encaisse au moins un but à tous les matches, on ne peut pas espérer beaucoup mieux. « Ça se complique, reconnaît Poulain. La saison avance et nous, on n’avance pas beaucoup. Si notre prestation était encourageante ? Non, parce que l’on ne gagne pas. Il n’y a eu ni l’efficacité offensive, ni défensive. »

Au moins un but encaissé par match

Défensivement, les Crocos sont incorrigibles : « On avait vu sur la vidéo comment Yattara percutait et qu’Angers allait mettre beaucoup d’intensité. Mais on n’a pas su répondre présent dans les duels dans le premier quart d’heure », regrettait Michel Benezet, entraîneur intérimaire.

Offensivement en manque de réussite

Offensivement, « eux ont été efficaces et nous non, constatait Parpeix. Mais je tire un coup de chapeau à leur gardien (Malicki). Parfois, on met les occasions à côté. Là, on les a mises dedans (sic), mais leur dernier rempart a fait la différence ». Dans un jour qui sourit, Benmeziane aurait pu signer un triplé avant-hier…

« Il y a une part de réussite, estime Poulain, mais ce n’est pas tout. Les Angevins, ils mettent un piqué et une frappe en force sur lesquels Cyrille (Merville) ne peut rien faire. Ce n’est pas qu’ils ont du c…, c’est qu’ils ont des pieds bien arrangés ! »

Solidité et rigueur défensives, réalisme offensif, le chantier sera vaste après la trêve. En espérant qu’elle permette d’évacuer les doutes.

L’état d’esprit est là, malgré tout

Quant à l’état d’esprit, il s’agira de garder le même, selon Sartre, le défenseur nîmois : « L’état d’esprit, il y est. Tout le monde s’est vidé, on a fini le match rincé. Il faut s’appuyer là-dessus, même si ça ne suffit pas en ce moment. »

Poulain : « Qu’ils nous disent qu’on est nuls, OK. Mais pas que l’on n’a pas envie »

Son capitaine, Benoît Poulain, en est également convaincu. « Les spectateurs, notamment les Gladiators, répètent sans cesse “Bougez-vous, bougez-vous”. Qu’ils nous disent qu’on est nuls, OK, je veux bien, parce qu’on n’est pas efficaces et qu’on rate des passes à foison. Mais pas que l’on n’a pas envie. Les gars sont sérieux. Ils font le maximum. »

Parpeix et « l’esprit club »

Parpeix poursuit : « Si on abdique maintenant, c’est fini. L’esprit du club n’est pas comme ça. Le nôtre non plus. Les vacances vont faire du bien, puis on va travailler, plus que les autres. »

L’ombre de Zvunka

Un sur qui il ne faut plus compter, c’est Victor Zvunka, mis à pied la veille de la défaite. Un lien de cause à effet ? « Le départ du coach, c’est loin d’être une excuse. Ce n’est pas ça qui nous a fait défaut », balaie Poulain. « On est joueurs, on doit mettre nos états d’âme de côté, continue Sartre. Que l’entraîneur change avant, pendant ou après un match, de toute façon, on ne le gère pas. » Le mot de la fin ira à Parpeix : « On a passé un an et demi avec lui. On ne s’attendait pas à la décision du président. Il faut l’accepter.

Comme dans n’importe quelle entreprise, on a des patrons. Mais si on avait gagné, il y aurait été en grande partie pour quelque chose. »


source : www.midilibre.fr
crédits photos : www.midilibre.fr


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