L'actu de Montpellier

le 13 mai 2013

Montpellier : une saison interminable et irrespirable !

Samedi, à l’issue d’une nouvelle défaite à Bastia, les Montpelliérains ont réussi à mettre en colère Laurent Nicollin, le président délégué du MHSC.

Il y a incontestablement match ! Entre le Stade Rennais et le Montpellier Hérault, engagés conjointement dans le mini-championnat des nouveaux “je-m’en-foutiste” de la Ligue 1, le suspense est à son comble.

Jugez-en plutôt ! Les deux équipes viennent en effet de concéder quatre défaites lors des cinq derniers matches… Seul le goal-average les départage ! Durant cette période Rennes a inscrit six buts et en a encaissé treize, tandis que le MHSC en a claqué sept et subi douze. Ouf, Montpellier est encore devant. Mais pour combien de temps ? Allez trêve de cynisme et abordons plutôt le cas d’une formation montpelliéraine qui a réussi le tour de force, samedi soir à Bastia, “de mettre en pétard” son président délégué, Laurent Nicollin.

« Ma patience a ses limites »

Toujours très mesuré, souvent paternaliste avec ses joueurs et portant régulièrement un regard très objectif, et particulièrement aiguisé, sur le monde du football, Laurent Nicollin est sorti de sa réserve dans les couloirs de Furiani. « Je veux bien comprendre certaines choses, mais ma patience a ses limites, a-t-il déclaré devant les caméras de télévision. Si certains se contentent de finir dixièmes, moi, je suis là pour être sixième, cinquième, quatrième ou troisième. Le reste ne m’intéresse pas… » Fermez le ban ! Pas de quoi mener une révolution au sein du club héraultais, certes, mais la preuve que la prestation du MHSC, samedi soir en Corse, a fini de lasser parmi les plus fidèles défenseurs des joueurs.

« On est en dessous de ce que nous pouvons faire »

Champion de France en titre, auteur l’an passé d’une saison exceptionnelle dans les performances et, surtout, le contenu des performances, Montpellier n’est donc plus aujourd’hui qu’un bateau sans âme, perdu au milieu d’un océan d’incompréhensions. « Je ne veux pas tirer sur les joueurs, car la période n’est pas facile pour eux non plus, a d’ailleurs lâché René Girard en fin de match. Mais on est trop intermittents sur certaines phases de jeu. On est en dessous de ce que nous pouvons faire. Il est temps que ça se termine. C’est une saison qui finit en queue de poisson… »

« À chaque fois que l’on perd le ballon, il y a danger »

Et le poisson montpelliérain est devenu une proie très facile à pêcher ces derniers temps. « À chaque fois que l’on perd le ballon, il y a danger, regrette Laurent Pionnier, titularisé sur le poste de gardien de but. J’ai l’impression que nous ne fournissons pas les efforts défensifs sans ballon. C’est dommage car dans la possession du ballon, on finit largement devant les Corses. »

Le calvaire touche à sa fin, heureusement. Plus que deux “efforts” et le MHSC ouvrira une nouvelle ère. Un nouvel entraîneur, quelques joueurs neufs et l’espoir que le temps permette de cicatriser les blessures apparues ces derniers mois.

« Finir sur un coup d’éclat »

Comment ne pas regretter en effet cette ambiance devenue irrespirable et cette sensation étrange que certaines personnes peuvent oublier les heures exceptionnelles vécues la saison dernière ? Il y a un an jour pour jour, Montpellier s’apprêtait à recevoir Lille pour valider son premier billet en Ligue des champions et se rapprocher un peu plus du graal.

Samedi, face à ce même Losc, il s’agira simplement de remercier le public de La Mosson en ne lui imposant pas un nouveau couac. « On doit cela à nos supporters , souffle Rémy Cabella, auteur samedi soir d’une prestation convaincante dans l’animation du jeu. Il faut finir la saison sur un coup d’éclat. Et Lille est le client idéal pour réussir un grand match… »


source : www.midilibre.fr
crédits photos : www.midilibre.fr


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