L'actu de Montpellier

le 03 mars 2013

Louis Nicollin : « Maradona à La Mosson, ça aurait de la gueule »

S’il a apprécié le comportement de son équipe, Louis Nicollin prépare l’après René Girard.

Le président est heureux ! Au Montpellier Hérault, cette saison, cela est suffisamment rare pour être souligné. Vendredi soir, après la difficile, mais méritée, victoire de son équipe face à Rennes (2-0), Louis Nicollin est allé dans le vestiaire saluer la performance de ses joueurs. Rassuré et plutôt optimiste, il prépare désormais l’avenir. Sans Girard, selon lui…

Vous avez donc triplé la prime…

Oui et cette saison, c’est très rare. Pour la première fois, j’étais vraiment heureux. Je n’ai pas vu un grand match de football, c’est vrai, mais j’ai vu des garçons qui se battent, avec un bel état d’esprit et beaucoup de courage. J’ai retrouvé ma Paillade… Alors j’ai triplé la prime, oui, et devant les télévisions en plus. Ça les fera causer.

L’Europe est encore jouable ?

Je ne sais pas, on verra ce qui se passe d’ici la fin de la saison. Si on garde cet état d’esprit, pourquoi pas… On va récupérer quelques blessés, c’est jouable, mais il faudra garder ce comportement.

Le rendez-vous avec René Girard est-il programmé ?

Non, rien à foutre ! De toute façon, il a choisi, non ? Il ne reste pas.

Je suis le patron, il est l’employé, il a le droit de choisir de partir.

Cela ne l’empêche pas de faire du bon boulot et j’apprécie réellement son professionnalisme. C’est un gars que j’estime et que j’estimerai toujours. Mais il a dégainé le premier. J’espère pour lui qu’il partira entraîner le Real…

Il n’a pourtant rien affirmé officiellement…

Ah oui ? Il a quand même dit qu’il avait pris sa décision. C’est clair ! Ou alors, les journalistes n’écrivent que des conneries… Moi, j’écoute et je lis. Rappelez-vous Rolland Courbis avant lui (NDLR : entraîneur du MHSC lors de la remontée en Ligue 1, en 2009). Un jour, il a dit qu’il voulait faire du cinéma. Et bien, avant même la fin de la saison, je me suis mis d’accord avec René Girard. Là, j’ai pris acte. Point.

Auriez-vous aimé le conserver ?

Je pensais qu’on allait le prolonger un an, pas plus. C’était possible. Mais bon, aucun problème.

Avez-vous déjà un nom pour lui succéder ?

On en aura cinquante lorsque le moment sera venu. Des bons entraîneurs, il en existe et on aura le choix. À ce jour, il n’y a rien de décidé. On n’est qu’au mois de mars et la saison n’est pas terminée.

On a évoqué des noms comme Fernandez…

Qui, Luis ?

Non, Jean…

Ah, je croyais Luis. Je ne sais vraiment pas.

Et Zinedine Zidane, qui affirme vouloir entraîner un club ?

Ah non, je préfère prendre Maradona. Ça aurait de la gueule, Maradona à La Mosson, non ?


source : www.midilibre.fr
crédits photos : www.midilibre.fr


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