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le 26 octobre 2013

Football / Saihi, un retour tant attendu

Le milieu de terrain montpelliérain, absent depuis près d’un an après une blessure au genou, est dans le groupe qui se déplace ce dimanche (14 h), à Bordeaux, dans le cadre de la 11e journée de Ligue 1. S’il devrait être remplaçant au coup d’envoi, cela ressemble déjà à une sacré bonne nouvelle pour le MHSC.

Le sourire serein qui barre son visage traduit plus le désir ardent d’en découdre à nouveau qu’une quelconque forme de soulagement. Jamel Saihi est de retour. Un rouage tout neuf pour Montpellier.

Opéré deux fois du genou gauche

Dans le groupe contre Lille puis demain contre Bordeaux, le milieu de terrain franco-tunisien ne foulera sans doute la pelouse que mercredi, en Coupe de la Ligue, à Sochaux. Presque douze mois après son dernier match avec les pros (à Valenciennes), c’est une petite renaissance tant une blessure d’un an pèse dans la balance d’une carrière.

« C’est vrai que ça commençait à faire long »

Un genou gauche opéré deux fois, une convalescence étirée au-delà de la normale. D’autres auraient douté. Pas lui. « C’est vrai que ça commençait à faire long, reconnaît-il. Mais je n’ai pas gambergé. D’autres reviennent de bien plus loin que ça. Et puis ici, à Montpellier, dans ma ville, entouré de mes proches et de mes amis, c’était plus facile à accepter et à gérer. »

Retour en douceur

Jamel ne se voile pas la face. Il sait que le chemin menant à son meilleur niveau est encore long et semé d’embûches. Qu’il va falloir « revenir en douceur, sans trop tirer sur la machine pour retrouver sensations et automatismes ». Mais puisque la douleur n’est plus là, tout apparaît soudain plus simple.

Avec lui, Jean Fernandez retrouve à sa disposition un joueur méchant, dans le bon sens du terme, sur le terrain. Un point dur et un point sûr qui formait avec Estrada une paire incontournable. Et peut donner une certaine densité physique au milieu montpelliérain.

Un des rares rescapés du titre

Pour sa septième saison en pro avec son club de toujours, Jamel sent que les regards ont changé autant que son statut. Lui, l’un des rares rescapés du titre. « C’est vrai qu’on n’est plus si nombreux à avoir gagné le titre il y a deux ans, sourit-il. Les années passent, des joueurs partent. C’est le foot. Montpellier continue de miser sur les jeunes, fidèle à sa politique de formation et c’est à nous de les encadrer. De leur faire comprendre qu’ils ne progresseront qu’en étant à l’écoute. »

Un joueur « club », sous contrat jusqu’en 2017

Pur Montpelliérain, Saihi a le profil de ces joueurs “club”, qui semblent ne devoir jamais sortir du décor. On se demande même si la chose lui a un jour effleuré l’esprit. « Après le titre, je voulais jouer la Ligue des champions avec mon club, c’est pourquoi j’ai prolongé jusqu’en 2017, explique-t-il. Les sollicitations, je n’y pensais pas. Et puis il y a eu la blessure. Avec le foot, les choses peuvent parfois bouger très vite mais j’ai encore envie de gagner des trophées ici. Un titre ce sera dur mais une coupe, pourquoi pas ? »

« Grandir avec son club, c’est un privilège et une fierté »

En regardant sortir de terre les bâtiments du nouveau complexe de Grammont, Jamel ne regrette pas son choix. Grandir avec son club, c’est un privilège en même temps qu’une fierté : « Le club était au bord du gouffre du National quand j’ai débuté et j’apprécie d’autant plus le chemin parcouru. Tout le monde a apporté sa pierre à cette progression et je pense qu’on va continuer avec Jean Fernandez, un monsieur qui a coaché les plus grands, qui nous fait bosser dur à l’entraînement mais se montre très à l’écoute. »

Sur le début de saison traduit par une 11e place, Jamel porte un regard lucide. Une analyse où il décèle « beaucoup d’envie, du déchet mais une belle solidité défensive qui peut nous servir de base ». L’équipe semble en rodage, pas encore à pleine puissance. Et Saihi a tout du piston supplémentaire, gonflé à bloc.

Jeune papa

Son statut de jeune papa lui fait bien prendre « un peu plus de recul par rapport aux choses », mais le terrain reste son obstiné point de mire. Il remonte dans sa voiture, accompagné de son père, qui le couve d’un œil fier. À Montpellier, Saihi a son équilibre très familial. Et va sans doute aider Montpellier à retrouver encore plus le sien.



source : www.midilibre.fr
crédits photos : www.midilibre.fr


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