L'actu de Montpellier

le 25 février 2013

Football : on dirait presque le printemps pour Montpellier

A douze journées de la fin du championnat, les hommes de René Girard sont plus que jamais en course pour l’Europe.

On va évidemment s’abstenir d’en faire des tonnes. Et se dire que si Montpellier vient de conclure une deuxième victoire consécutive, c’est une fois encore face à un adversaire plus mal classé que lui, à la lutte pour éviter la relégation. Certes… Mais au-delà des résultats positifs, c’est la manière employée qui permet de croire à une fin de saison souriante. Face à Nancy, samedi dernier, Montpellier a joué avec la chance. Ballottés, malmenés par un adversaire maladroit, les joueurs de René Girard n’ont dû leur salut qu’à un ballon sur la transversale de Mangani et quelques arrêts de Jourdren.

Patience, rigueur et volonté

Samedi, à Annecy, c’est à force de patience, de rigueur et de volonté que le champion de France est parvenu à obtenir sa quatrième victoire de la saison à l’extérieur. « On n’a pas fait un grand match mais on a su aller au bout de nos idées, admettra l’entraîneur héraultais. Cette équipe d’Évian est en plein doute et ne nous a pas vraiment mis en danger, sauf sur quelques coups de pied arrêtés. Mais, en d’autres temps, on n’aurait peut-être pas gagné cette rencontre. »

« Ne pas gagner aurait été frustrant »

La roue tourne, effectivement. Et elle pourrait même prendre un virage important d’ici le mois de mai. « On sent que les choses peuvent évoluer dans le bon sens, explique Henri Bédimo, lui aussi sur le chemin de la grande forme. Par moments, on a retrouvé le Montpellier de l’an passé, capable d’enfiler le bleu de chauffe. » La prestation en Savoie, face à un adversaire que le MHSC n’avait encore jamais battu, est donc intéressante à plus d’un titre. Toujours amputé de joueurs cadres, Montpellier a su garder la tête froide et s’adapter à un terrain de plus en plus difficile. « En deuxième période, la pelouse durcissait au fil des minutes », a constaté Anthony Mounier, maladroit devant le but mais néanmoins décisif sur l’ouverture du score de Belhanda. « Évidemment qu’on aurait pu tuer le match avant, attestera Bédimo, ne pas gagner aurait été frustrant. »

« Dites-le au coach qu’on n’a pas pris de but pour la deuxième fois »

Défensivement, le MHSC a donc fait le métier. À l’image de Vitorino Hilton, parfois un peu trop sûr de lui, mais toujours efficace, à l’instar d’un El Kaoutari sobre mais précieux, l’arrière-garde montpelliéraine a géré les débats avec maîtrise. « Faites-le remarquer au coach que nous n’avons pas pris de but pour la deuxième fois consécutive, éclate de rire Henri Bédimo. Lorsqu’on prend des buts, on a toujours tendance à tirer sur la défense, mais c’est l’affaire de tous. Si les attaquants font un bon travail de replacement et forment un premier rideau, c’est plus facile pour nous de récupérer le ballon. »

Sans Cabella nin Belhanda

Toujours dans la course à l’Europe, Montpellier va devoir désormais se pencher sur un cas beaucoup plus épineux. Vendredi soir, c’est Rennes qui débarque à La Mosson et René Girard va devoir faire face à un souci majeur. Déjà privé de Cabella, victime d’une déchirure à la cuisse, le MHSC devra faire sans Belhanda, suspendu. « Il va falloir s’adapter, souffle le coach. Ce sera un match important, comme le seront les douze restants. On va se préparer, récupérer un ou deux blessés et garder le même état d’esprit. » Le prix à payer pour un printemps de bonheur.


source : www.midilibre.fr
crédits photos : www.midilibre.fr


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