L'actu de Montpellier

le 10 février 2013

Football : Montpellier perd à Saint-Etienne sur tapis blanc

Samedi soir, malgré la parodie d’une fin de match tronquée, le MHSC, mené 3-0 à Saint-Etienne après 48 minutes de jeu, pouvait-il espérer mieux ?

Il aurait certainement fallu un miracle pour se sortir de ce match-là. Les Montpelliérains y ont cru, un instant, alors que la neige qui redoublait rendait le terrain parfaitement impraticable, que les lignes disparaissaient sous d’épais flocons et que le ballon n’avançait plus.

La neige a failli conduire au report définitif du match

Après 64’19” de jeu très exactement, M. Kalt prenait alors la seule décision qui s’imposait et renvoyait les deux équipes aux vestiaires. Temporairement ? Ou vers un report définitif qui aurait remis les deux équipes à égalité avec un nouveau match à disputer ? C’est peu de dire qu’il y eut alors du flottement et que, oui, à ce moment-là, les Montpelliérains, menés 3-1, ont alors bien cru à un coup de pouce venu du ciel. Cela aurait même été assez sage, alors que ça commençait à déraper de partout, mais c’était avant que même les remplaçants stéphanois sortent du banc, pelle en main, pour faire ce qu’il faut.

Montpellier a précipité sa propre perte

Il y aura, bien sûr, toujours matière à polémiquer sur la décision de faire reprendre le match, après 44 minutes d’arrêt, au total (1), alors que les joueurs d’un René Girard très remonté ne pouvaient défendre leurs chances jusqu’au bout. Mais pouvaient-ils espérer autre chose, de toute façon, alors qu’il ne faudra pas non plus occulter de cette soirée pourrie tout ce qui ce qui avait précédé, une heure durant pendant laquelle, dans des conditions difficiles mais égales et jouables pour les deux équipes, Montpellier aura aussi précipité sa propre perte.

Une fragilité défensive récurrente

Les Héraultais pouvaient frapper un grand coup, samedi soir. Ou rentrer dans le rang. Et le plus terrible à dire est qu’il n’aura fallu attendre qu’une petite demi-heure pour avoir la réponse. Cruelle, cinglante et au bout du compte parfaitement logique au regard surtout d’une fragilité défensive récurrente loin de leurs bases qui ramènent ce matin les Montpelliérains précisément à la place qui est la leur. Dans le ventre mou d’un championnat où ils ont peu à craindre mais guère plus à espérer.

Onze buts encaissés lors des trois derniers déplacements

On se gardera, bien sûr, de tirer des conséquences trop définitives dans une L1 où l’enchaînement de quelques victoires ramène très vite l’ambition mais la leur en a assurément pris un coup après avoir encore buté sur un adversaire du haut du tableau. Une limite rédhibitoire cette saison. Deux tirs cadrés, deux buts dans la première demi-heure pour des “Verts” pourtant jusque-là croqués dans le jeu sur une pelouse encore praticable : il y a des statistiques qui font mal. Et qui disent tout, surtout, la fébrilité défensive de ce Montpellier-là, incompatible avec ses aspirations naturelles, alors que les Héraultais viennent d’encaisser 11 buts lors de leurs trois dernières sorties et autant de défaites.

Cabella a sauvé l’honneur

Ces deux buts-là, le premier notamment, évitables, ont encore fait très mal. Et ça n’allait pas s’arranger par la suite, alors que la 2e mi-temps reprenait déjà avec six minutes de retard, le temps de retracer les lignes ensevelies de blanc. Puisque c’était “mission impossible”, Mollo se chargeait même d’alourdir le score dès la reprise, histoire de tuer pour de bon le suspense, malgré le sursaut de Cabella qui sauvait l’honneur mais pas les apparences.

On connaît la suite… Frustrante, évidemment. Mais enfin, si Montpellier ne s’était pas mis dans cette situation, Saint-Etienne n’aurait peut-être pas autant poussé pour que les débats reprennent non plus. Moyennant quoi, Bodmer signait son arrivée dans le Forez d’un 4e but. Fermez le blanc !

(1) Après une interruption supérieure à 45 minutes, la rencontre est reportée


source : www.midilibre.fr
crédits photos : www.midilibre.fr


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