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le 04 octobre 2013

Football / MHSC – Bédimo : « Des souvenirs fantastiques » avec Montpellier

L’ex latéral gauche du MHSC est incontestablement le meilleur joueur du début de saison de Lyon qui se déplace à Montpellier, ce dimanche (14 h) pour le compte de la 9e journée de Ligue 1. Avant de retrouver « son » jardin de La Mosson, qui l’a sacré champion de France et meilleur arrière gauche de Ligue 1 en 2012, Henri Bédimo s’est confié à Midi Libre, sans retenue.

Quels sont vos sentiments au moment de retrouver La Mosson ?

Rejouer dans ce stade, si vite, c’est particulier. Je vais revoir mes amis que j’ai laissés il y a seulement quelques mois, me changer dans le vestiaire visiteur. C’est un sentiment bizarre. J’ai des souvenirs fantastiques du club, de la ville et de mes anciens coéquipiers. Dès que j’ai l’occasion de les regarder, je le fais avec plaisir. Montpellier fait partie, avec le RC Lens, des deux clubs qui me sont chers. L’équipe se reconstruit, les résultats reviendront. Mais, même cette année, il faudra compter sur eux.

« L’année du titre, c’est incroyable comme on se sentait forts »

Le MHSC vous a révélé au plus haut niveau…

C’est vrai. Mais ce que je retiens, c’est le plaisir qu’on a eu à jouer ensemble. Quand je suis arrivé, Montpellier était catalogué comme une équipe de coupeurs de têtes ! Ç’a été long, mais notre progression dans le jeu a fini par être reconnue à sa juste valeur. On jouait vraiment un football complet. L’année du titre, nous avions les meilleurs joueurs du championnat à chaque poste. Il n’y avait pas de faille dans notre système. On connaissait nos déplacements par cœur, on avait une grande maîtrise collective et on savait gérer les matches. Cette année-là, le MHSC était un rouleau compresseur. C’était incroyable à quel point on se sentait forts.

Après une deuxième saison mitigée, pourquoi avez-vous souhaité partir ?

Déjà, le club repartait dans un nouveau cycle, en prenant une autre orientation sportive. Personnellement, j’avais besoin de découvrir autre chose.

A l’OL, avez-vous la sensation d’être monté d’un cran ?

C’est quelque chose que j’ai senti, oui. Lyon est un club habitué aux trophées. Il y a des internationaux dans toutes les lignes, même chez les jeunes. Il y a surtout cette obligation de finir chaque année dans les trois ou quatre premiers. Cette exigence du très haut niveau met une certaine pression qui pousse à se surpasser chaque jour. J’avais besoin de ça. Après, je n’ai pas eu de pépin cette année en préparation, je suis bien physiquement.

« Je n’ai rien contre le président (Louis Nicollin) ! C’est lui le boss »

L’OL vit un début de saison compliqué. Pensez-vous pouvoir gagner dimanche ?

Même du grand temps de l’OL, venir s’imposer à La Mosson était difficile. Dimanche, on sait que ce sera très compliqué. Montpellier sera obligé de produire du jeu et devra se découvrir. Et je pense que notre équipe n’est pas mal en contre.

Si Loulou Nicollin, qui vous a lancé quelques piques dernièrement, vient vous faire la bise, vous acceptez ?

Mais oui, sincèrement ! Je n’ai rien contre le président. Des choses se sont passées en fin de saison. Pour moi, c’est clos. Il ne faut pas oublier que c’est lui, le boss du club. Et je n’oublie pas non plus qu’il a fait un effort pour mon transfert à Lyon. J’ai joué le jeu en restant en décembre et lui a joué le jeu en me laissant partir cet été. Il s’est exprimé avec ses mots, ça fait partie du personnage. On m’a expliqué qu’il avait l’habitude d’envoyer des piques aux joueurs qu’il avait adorés, donc il n’y a pas de souci.



source : www.midilibre.fr
crédits photos : www.midilibre.fr


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