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le 18 octobre 2013

Football / Marveaux (Montpellier) : « On joue contre Lille, pas contre René Girard »

Son temps de jeu s’élève déjà à 502 minutes, deux fois plus que la saison dernière. Joris Marveaux n’avait pas la confiance de René Girard. Aujourd’hui, il est un titulaire indiscutable de l’équipe de Jean Fernandez. Un cadre de Montpellier qui tentera, demain face à Lille (20 h), de confirmer son succès contre Lyon (5-1).

Vous avez retrouvé un statut de titulaire. Tout va bien pour vous ?

Oui, c’est vrai. C’est une grosse satisfaction. J’ai vécu une saison dernière compliquée avec une blessure qui m’a longtemps écarté des terrains. J’ai pu faire une bonne préparation et j’ai retrouvé toutes mes capacités. Je suis titulaire pour le moment. Mais on a un effectif de qualité, assez complet et on aura besoin de tout le monde.

Physiquement, comment vous sentez-vous ?

Vraiment à 100 %. Je suis prêt à rendre service à l’équipe quel que soit le poste. Par rapport à ce que j’ai vécu la saison dernière, rejouer est le plus important pour moi.

Vous retrouvez demain un entraîneur qui ne vous a guère fait jouer la saison dernière. Un sentiment de revanche ?

Non, pas du tout. On joue contre Lille, pas contre René Girard. Il faut faire attention à ça. Il fait son retour, c’est vrai, mais c’est Lille qui vient.

« A être utile partout, on peut finir par être indispensable nulle part »

Comment avez-vous vécu cette saison dernière durant laquelle votre temps de jeu a été faible ?

C’était une première depuis que je suis là. Quand on a connu précédemment un statut de titulaire, ce n’est pas facile à vivre. Une carrière est faite de bons et mauvais moments. Là, c’était un mauvais. Il y en aura peut-être d’autres d’ailleurs.

Vous avez joué au milieu, arrière droit. Où vous sentez-vous le mieux ?

Je me suis senti bien sûr le côté contre Lyon parce que toute l’équipe a fait un bon match et que j’étais bien épaulé. Les conditions étaient idéales. Sous René Girard, l’année du titre, j’ai aussi évolué à quelques reprises en soutien des attaquants. Même si j’ai débuté ma carrière latéral, on va dire que ma préférence va au milieu de terrain. Mais, honnêtement, je n’ai pas envie de choisir. Ma priorité c’est de jouer.

La polyvalence, c’est un atout ?

Oui, ça peut l’être. Mais c’est à double tranchant. C’est bien aussi d’être ultra performant à un poste. Parce qu’à être utile partout, on peut finir par être indispensable nulle part. Dans le contexte, c’est quand même un atout.

« J’ai le sentiment d’être un cadre. même si on ne l’a pas toujours dit’

Vous entamez votre sixième saison. Avez-vous le sentiment d’être un cadre ?

Oui, même si on ne l’a pas toujours dit. De par mon âge, mon vécu dans ce club que je commence à bien connaître, j’ai ce sentiment-là parce que j’ai vécu énormément de choses depuis mon arrivé.

Ce rôle se matérialise comment ?

Je ne suis pas quelqu’un qui parle toujours. Mais ça peut m’arriver ponctuellement si je le juge utile. Si on me sollicite, c’est aussi avec plaisir que je donne mon avis. C’est arrivé avec le coach déjà. C’est bien de pouvoir échanger de temps en temps. Ça me permet de le découvrir aussi.

« Finir à Montpellier ? C’est dans un coin de ma tête »

Vous êtes sous contrat jusqu’en 2015. Pourriez-vous finir votre carrière à Montpellier ?

C’est une posssibilité qui est dans un coin de ma tête.

Ce match face à Lille n’est-il pas un tournant susceptible de vous faire basculer définitivement dans la partie haute du classement ?

Nous faire basculer, oui. Définitivement, pas encore. En battant Lille, on peut faire un pas en avant, donner du corps à ce début de saison et du crédit à notre travail. Nos premiers matches nous avaient laissés sur notre fin. On avait un problème d’efficacité que l’on a réglé contre Lyon mais il ne faut pas penser qu’on a réglé tous nos problèmes. On doit aussi gagner en maîtrise et se discipliner. Le groupe est jeune, avec une grosse marge de progression, mais on a encore besoin de confiance. Une victoire, même 1-0, nous comblerait.

Il n’est jamais facile de gagner deux fois de suite à la maison…

C’est vrai, mais il y a eu une coupure. Et puis, quand on réalise un match comme face à Lyon, on a vite envie de rejouer à domicile. Mais ce ne sera pas du tout le même match. Lille sera plus difficile à bouger.



source : www.midilibre.fr
crédits photos : www.midilibre.fr


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