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le 31 août 2013

Football / Ligue 1 : pourquoi Montpellier a le mal des transports

Avant de se déplacer à Nice, demain, pour la 4e journée de Ligue 1, le MHSC n’a gagné qu’un seul de dix matchs en déplacement en 2013. C’est grave docteur ?

Nul ne peut atteindre l’aube, sans passer par le chemin de la nuit. » Cet adage du poète libanais Khalil Gibran peut être tout à la fois un résumé des ténèbres qui entourent Montpellier dans ses voyages en ballon. Et la promesse d’un jour nouveau dans ces transports chaotiques.

On le sait, on vous bassine avec ça depuis quelques mois, la fin de la saison dernière, au moins, mais les chiffres sont têtus : non seulement le MHSC ne gagne plus à l’extérieur mais il perd tout le temps. Aucun point ramené des déplacements depuis le succès à Évian, le 22 février dernier (1-0). Les neuf autres rencontres de L1 loin de La Mosson se sont soldées par autant de défaites et un lourd goal-average négatif (-13).

Des statistiques de relégables qui renvoient au bilan global de la saison 2012-2013 à l’extérieur : le 17e de Ligue 1 avec 14 points en 19 matches, 4 victoires, 2 nuls, 13 défaites, 37 buts encaissés… Une exception, notez bien, dans le bail de 4 ans de Girard puisque Montpellier affichait le 3 e bilan à l’extérieur (32 pts) l’année du titre, le 11 e (21 pts) en 2010-2011 et le 4 e (29 pts) en 2009-2010.

Non, le plus embêtant, c’est cette tendance glissante, en 2013, à prendre beaucoup de buts et à s’y habituer. Tendance que le premier match à l’extérieur de l’ère Fernandez (à Monaco) n’a pas vraiment infléchie (1-4). Ce que le coach n’a goûté et il l’a fait savoir à ses joueurs.

Marveaux : « C’est dans la tête, il faut être plus méchants »

À Monaco, c’est l’attitude défensive individuelle qui m’a déplu, a martelé le coach. S’améliorer à l’extérieur est un travail de longue haleine. Il faut faire moins d’erreurs. On y travaille au quotidien et à la vidéo pour gommer ce qui ne va pas. Il faut qu’on soit meilleur dans l’envie, comme on sait le faire à La Mosson.

Voilà tout le paradoxe d’un Montpellier docteur Jekyll chez lui et mister Hyde loin de ses bases. Là aussi, les statistiques révèlent un manque criant de concentration lors des déroutes en déplacement avec des buts encaissés aux plus mauvais moments : en 2013, près de la moitié (12 sur 25) dans la première demi-heure et plus d’un quart (7 sur 25) dans les quinze dernières minutes.

Un laxisme que ne nie pas Joris Marveaux, plutôt lucide sur la question : « On essaye de comprendre pour ne pas que ça se reproduise. C’est clair, on a un comportement différent à l’extérieur, on a des manques flagrants en terme d’agressivité. Je pense que c’est dans les têtes. Il faut être plus solidaires, plus méchants. Plus concentrés aussi. On n’y a pas été sur les coups de pied arrêtés à Monaco, moi le premier. »

Schéma plus défensif à Nice

Touché à la cuisse, le milieu de terrain du MHSC est incertain pour le match de demain, ce qui pourrait, hélas, fragiliser un peu l’entrejeu. Jean Fernandez a d’ailleurs clairement laissé entendre hier qu’il se montrerait plus prudent dans son schéma de jeu.

Reste à savoir si Nice est le meilleur endroit pour se racheter une conduite à l’extérieur alors que toute la ville fêtera en grande pompe les adieux à son stade du Ray. La légèreté de la fête et le poids de l’émotion peuvent tout aussi bien être un allié qu’un handicap pour Hilton et sa bande.

Lors de son dernier succès en déplacement, le 22 février à Évian, Montpellier n’avait pas pris de but. C’est Belhanda qui avait joué les bons génies en attaque (1-0). Une manière de rappeler combien certains joueurs manquent terriblement à cette équipe d’ex-champions, comme l’a avoué Louis Nicollin, cette semaine : « C’est vrai que Younès nous manque, Montpellier n’est plus le même sans lui. »

Nice est-il l’endroit pour lui trouver un successeur ? Un Ray de lumière, pour sortir de la nuit…



source : www.midilibre.fr
crédits photos : www.midilibre.fr


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